Questions piège: comment sortir gagnant de l’entretien

Si les questions des recruteurs sont largement matière à réflexion, les questions piège suscitent quant à elles une certaine appréhension.

Autant dire que les candidats qui se préparent à un entretien d’embauche les redoutent !

Quelles sont ces questions ? Pourquoi font-elles si peur ? Comment y répondre ? C’est ce que nous allons voir ensemble.

questions piège

Tous les candidats parlent de questions piège. En cela, beaucoup font référence à des questions qui les mettraient volontairement en difficulté pour les faire échouer.

Si on va par là, ça voudrait dire que le recruteur convoque les candidats et leur tend des pièges au fil de l’entretien pour qu’il n’y en reste qu’un à la fin.

Dit comme ça, ça ressemble bien plus à Koh-Lanta qu’à un entretien d’embauche.

Donc première chose pour aborder plus sereinement ces questions « piège » : les remettre dans leur contexte.

Car non, le recruteur n’a pas intérêt à aborder l’entretien comme un parcours d’obstacles. Il n’a pas intérêt à « éliminer » les candidats un à un.

Pourquoi ? Parce qu’il pourrait se retrouver sans aucun candidat. Et les candidats restants pourraient ne plus vouloir du poste s’ils devaient passer par ce type de process.

Mais ça nous ramène à cette question…

Une question piège, c’est quoi ?

A mon sens, il n’y a pas de question piège. Il y a des questions difficiles.

Des questions que les candidats n’avaient pas prévues. Et ce n’est pas évident de répondre spontanément à une question qui n’a pas été réfléchie en amont.

Mais ce n’est pas tout. 

Puisque le fil conducteur d’un recruteur est de connaître davantage le candidat, de cerner ses compétences, sa personnalité, ses motivations et attentes, il lui est nécessaire d’approfondir de nombreux points. 

Pour ce faire, il pose un ensemble de questions prédéfinies mais aussi des questions qui lui viendront au fil de l’entretien pour rebondir sur les propos du candidat.

S’il a besoin d’une précision, il pose une question.

S’il n’a pas compris l’explication d’un candidat, il pose une question.

S’il n’est pas sûr de la véracité d’un propos, il pose une question.

Toutes ces questions, est-ce que c’est ça le piège ?

Ce qu’il faut comprendre, c’est que le recruteur va devoir faire un choix entre plusieurs personnes qu’il ne connaît pas, avec lesquelles il va passer 30, 60, 90 minutes peut-être. Il devra faire un choix qui aura un impact sur lui et le candidat bien sûr mais aussi sur l’entreprise pour laquelle il travaille.

Autrement dit, il n’a pas le droit à l’erreur.

Et cela sous-entend que les erreurs, ça arrive… sûrement bien plus qu’on ne le pense.

Un candidat qui n’a pas toutes les compétences nécessaires pour le poste.

Un candidat qui a des attentes différentes de celles proposées par l’entreprise.

Un candidat qui n’a pas de motivation particulière pour le poste et ne s’investira pas à sa tâche.

Un candidat qui n’a pas réellement saisi ce qu’était le poste et le quitte rapidement.

Un candidat qui est choisi par un recruteur et décline finalement le poste.

Voilà pour les exemples les plus fréquents. Cette liste n’est pas exhaustive. Elle reflète néanmoins les difficultés et enjeux côté recruteur.

Donc, pour éviter ces erreurs, le recruteur pose de nombreuses questions. Et certaines mettent en difficulté les candidats.

Quelles sont ces questions difficiles ?

Si l’on part du postulat qu’il n’y a pas de question piège mais des questions difficiles, chacun placera le curseur de la difficulté au niveau qui lui correspond. Autrement dit, tout le monde n’aura pas la même liste de questions difficiles.

Néanmoins, parmi les questions difficiles régulièrement citées par les candidats, on peut noter celles-ci :

  • Parlez-moi d’un échec
  • Pourquoi avez-vous quitté votre ancien poste ?
  • Si j’appelle votre ancien employeur, que me dira-t-il sur vous ?
  • Quels sont vos défauts ?
  • Comment gérez-vous le stress au travail ?
  • Vous voyez l’un de vos collègues faire…, comment réagissez-vous ?
  • Pourquoi c’est vous que je dois recruter ?
  • Quel est le plus qui fait votre différence ?
  • Où vous voyez-vous dans 5 ans ?
  • Avez-vous fait d’autres candidatures ?

Comment préparer les questions piège ?

Il y a véritablement une méthode pour répondre à toutes les questions des recruteurs, c’est de se demander pourquoi le recruteur pose cette question. Qu’a-t-il besoin de savoir, de vérifier ? Qu’a-t-il besoin de trouver dans votre profil qui justifie cette question ?

Par exemple, la question des défauts permet au recruteur d’observer :

✅ si vous savez prendre du recul sur vous

✅ si vous savez faire preuve d’auto-critique et d’analyse

✅ si vous savez tenir compte de l’expérience

✅ si vous savez améliorer un élément négatif que vous auriez remarqué

En cela, ce n’est pas tant le défaut qui intéresse le recruteur que le cheminement que vous démontrerez pour répondre à cette question. 

Et votre réponse lui permettra de saisir que vous êtes quelqu’un d’ouvert à la critique, une personne qui réfléchit sur elle-même, qui essaie de s’améliorer, qui tient compte de ses agissements sur son entourage et son environnement professionnel.

Donc cerner les attentes et les besoins du recruteur est la clé pour apporter des réponses pertinentes !

Ptisham

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